Voyager en Égypte implique une quintessence et une intelligence subtil de tout mécanisme d’apriorismes.
Pour paraphraser Charles Baudelaire :
Nous ne sommes pas dans une frivolité ou un unique souci de s’occuper coûte que coûte, ou d’occuper plus tard la galerie après avoir visité l’Égypte.
C’est découvrir les conceptions architecturales, la multiplicité des figurations graphiques et des bas-reliefs couvrant les murs, mais aussi, partir à la recherche de notre filiation.
Nous allons déambuler dans le Beau et le Sublime. Nous déambulerons dans le monde onirique de nos ancêtres que sont les temples et les icone hiéroglyphiques.
Nous les rejoindrons dans les cryptes, creusets de leurs espérances.
Voyager en Égypte :
C’est voyager dans le temps et l’espace de la psyché ancienne.
C’est extirper de notre esprit le sentiment de progrès de l’humanité que nous donne l’usage de la technicité.
Comme le soulignais le chanoine Étienne Drioton spécialiste incontesté de la cryptographie.
Ces statues participent avant tout d’une pensée magique : conformément à la perception égyptienne, elles sont vivantes et ce d’autant plus qu’elles se composent de signes divins, directement empruntés à l’écriture et sublimés par le sculpteur.

