Les dits de Neith

A l’ombre des Pyramides T2

par Guy Udriot

Dans la Chronique précédente, nous écrivions que la pyramide pourrait être l’expression d’une Origine métaphysique indicible et qu’elle représenterait la manifestation de la Multiplicité procédant du UN.

Elle serait l’expression de la matérialité surgissant du NOUN – l’Océan primordiale disent les Égyptiens. Retenons à cet égard que les prêtres se baignaient dans le lac sacré, non pas simplement pour s’y purifier mais pour entrer en relation avec l’Onde primordiale avant d’accomplir les rites.

En reprenant une interrogation formulée dans la préface du Livre de la Clarté1, une question s’impose d’elle-même :

Comment s’opère le passage de l’UN tout simple, indivisible, reposant qu’en lui-même, non susceptible de modification et d’altération quelconques, au multiple, au divisible et au changeable ?

La question reste ouverte. Elle serait, peut-être même, destinée à le rester.

Les Anciens et notamment les Égyptiens avaient recours aux symboles pour tenter d’appréhender leur Univers et, à travers lui, leur propre mystère.

Nous avons toujours recours, aujourd’hui encore, à la valeur des symboles, lorsque les mots deviennent insuffisants pour répondre aux questions lancinantes qui nous assaillent.

Sachons que les mots, qui désignent, définissent, circonscrivent, là où, le symbole commence.

Nous poursuivrons ce sujet dans les chroniques à venir.

1Le Bahir – Livre de la Clarté – Ed. Verdier